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Les enfants, lumières et couleurs de la vie…

La planète ne tourne plus rond
Les hommes ont perdu la tête
Les coeurs, les âmes et les esprits
Sont atteints de démence de folie
Devant l’ampleur des dégâts
Même les dieux baissent les bras…

Enfants des tourmentes
Victimes de la seule folie des grands
De cet odieux manège il faut vous évadez…

Venez les enfants…
Les grands n’ont plus aucun talent
Ils écrivent de sombres histoires
Où règnent la pénombre, le laid et le noir.
Dans les cahiers, l’Histoire aura honte
Mais elle devra s’en rappeler, cela est son devoir…

Venez les enfants…
Ils font des fautes, des tâches et des ratures
La fin de leurs contes se termine en parjure.
Leurs copies sont sales et médiocres
Ils n’ont rien appris, absolument rien compris.
Laissons-les à leurs brouillons
Que la raison leur donne les solutions
Qu’ils se calment se creusent la tête
En déposant pour commencer les armes et leurs griefs.
A eux, les théorèmes
Les règles sans exception
Les révisions qui ressasseront les leçons du passé,
Des pages où déjà trop de sang fut versé…
Le serment pour la paix, le respect, l’amour et la fraternité
C’est vous, les enfants qui allaient le rédiger,
Dedans votre credo, dedans la vérité…

Venez les enfants…
Laissons-les à leurs querelles
Ils sont têtus trop fiers et bornés
Préférant s’acharner batailler se disputer se battre se décimer
Bien pire vous sacrifier
Pour faire de vous les martyrs de leurs idéaux.
Ils ont oublié les sentiments
Sont incapables d’aimer, même leurs propres enfants.
Qu’ils recherchent les fondements et les véritables valeurs
Qu’ils regardent au fond d’eux, qu’ils y retrouvent leurs coeurs…

Venez les enfants…
Vous devez oublier les affres, les guerres, toutes les misères
Infamies et horreurs
Qui vous blessent la chair et abîment votre coeur.
Il est temps d’apaiser vos souffrances
De vivre dans l’innocence, celle de l’enfance…
Il faut fuir loin de vos horizons couleur de cendres
Laissons-les éteindre les brasiers de ces méandres.
Ne restez pas prisonniers dans la cour des grands
Leurs jeux sont stupides brutaux malsains et malveillants…

Venez les enfants, je vais vous raconter…
Le temps d’une récréation
Le doux temps les rires et les chansons
Les comptines où les elfes les lutins et les fées vêtues de blanc
Exaucent les vœux et sont enchantement.
En ronde, main dans la main
Retrouvons la joie les sourires la gaieté et l’entrain.
Bâtissons un seul peuple
Où les rois
Honorent leur couronne
Où les rois
Partagent leurs trônes
Où les rois
Sont sujets, voilà l’égalité
Des rois sans trésor, sans fortune
Des rois sans logis
Près de nous assis…

Ecoutez les enfants…
Ici humble est le logis
Pas de famine ni de froid plus de précarité,
Sur notre étendard, le mot clé, fraternité.
A bannir les vilaines tentations
De toujours vouloir plus que de raison.
La liberté de penser de prier dans le plus profond respect
Sera notre grande priorité…
Aussi petit que soit le logis
Il y a de la place pour toi
Et toi aussi
Ainsi que pour elle, ainsi que pour lui
Pour eux également
Pour tous il y en a
Que tu sois blanc, que tu sois noir
D’où que tu viennes
Qui que tu sois…

Les enfants…
Dans un rêve, je viens de vous emmener
J’étais avec vous, vous étiez avec moi.
Le temps d’un paisible armistice
Nous étions dans une nouvelle patrie.
En nous l’espérance que renaissent
La bonté, la gentillesse et la tendresse,
Et qu’enfin un traité de paix universelle
Redonne à votre monde les couleurs de la vie
La lumière et la sérénité.
Je ne suis pas seule à espérer ce bonheur
Tant de belles âmes et de courageuses personnes
Se sacrifient, se démènent, entièrement se donnent
Pour sauver les vôtres avec ténacité.
Ils ont la foi dans le coeur et dans le ventre
Les médecins, ces dames vêtues de blanc,
Les soldats les défenseurs
Qui agissent sans rancoeur
Ceux qui écrivent et dénoncent l’horreur…
Je sais que notre rêve est aussi le leur
Trouver la paix et avant tout vous sauver.
Gardez au fond de vos yeux
Cette lueur pétillante
Malgré vos peines elle ne doit pas s’éteindre
Vous leur offrirez avec vos sourires,
Auprès de vous, ils vont, sont déjà partis, ils arrivent…

Pour tous les enfants du monde
Que les grands n’ont pas le droit d’assassiner…

Pascale Mège-Monier
Illustration photo internet



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