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L’ombre de mon corps,
Me pousse vers l’abîme du souvenir.
Je descends les escaliers de mon passé.
Mais, vite, je remonte effarouché,
De trouver mes jours morts, sous mes pieds.
Mes pas me guident vers l’au-delà,
Et le champs, naguère fleurit
De ma pensée, de mes idées,
N’est plus que cimetière abandonné.
Aucun être, aucune fleur, aucun astre.
Plus rien ne vit, plus rien ne meurt.
Les sentiments fertiles, tués
En plein jour! Un vrai désastre!
Mon cerveau bouillonne,
Plein de mots non-dits, plein de regrets,
Plein d’idées, de pensées à exprimer,
Des mots tuants, blessants, réconfortants.
Des mots morts-nés, avortés.
Je ne sais plus où j’en étais!
Ma tête éclate, et je pars
En mille morceaux épars.
Ma vie, plein de chagrin et de remords,
Rejoint ma mort,
Dans le chemin du non-retour,
Où, seuls survivent les vautours.

Younes ZEMNI.



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