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Des grenades cohabitaient dans une même boîte,
Elles vivaient comme on vit dans une société,
Et pour oublier leurs arbres et la chaleur moite
Chacune se vantait de sa beauté à la communauté,
Elles montraient leurs peaux brillantes et colorées
En regrettant l’effet qu’avaient sur elles les rais,
Seule une grenade ne parlait jamais,
Et on pouvait facilement deviner les raisons de son mutisme,
Elle était toute laide, et vraiment sans charisme,
Aucune ne regrettait autant qu’elle la cachette de la ramée ;
Et si on l’acceptait dans la boîte, c’était juste par humanité
-Mais puisque les humains ne feraient jamais une telle chose,
C’est plutôt par ‘grenadité’-
Pourtant cela n’atténuait rien à sa terrible souffrance
Ni aux traces de becs laissées par tous les oiseaux de France.
Enfin vint le jour de la délivrance,
L’homme vint, un couteau à la main ;
On vit après des massacres sans sens,
Que les plus belles des grenades avaient eu une fausse fierté,
Alors que la laide était de l’intérieur toute en beauté.
Ainsi, dans le monde des grenades,
On comprit que les apparences sont trompeuses,
Mais, même après des expériences plus monstrueuses,
On peine toujours à le comprendre dans le monde des Hommes.



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