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L’étendue pâle laiteuse

Dans ses flancs nous a gagné

Et moi dans son sillage

Comme abandonné

N’ayant de cesse d’aimer

Je m’accroche à mes émois

Comme on se perd en aimant

L’étendue sable neigeuse

Qu’ils sont longs les paysages

Où s’agripper au passage

Ces jours blancs qui s’installent

Ceux où l’on veut avoir à donner

Dans ces moments en suspens

Sans point de chute où se retrouver


Dans ces jours blancs où tout s’arrête

Où l’on ne veut pas tourner la tête

Ces jours anémiés lactescents

Où l’on se fond dans le rang

Ces jours atrophiés innocents

Où plus rien ne nous étonne

Ces jours égarés si décents

Qu’il est difficile de faire semblant

Ces jours où l’on doit rester sage

Pour vivre mieux leurs boniments

Ces perspectives atones où rien ne détone

Ces grands silences où plus rien ne se cache

Faire un bon usage de ces instants sans


Les puissants renforcent leurs champs

Quand d’autres font brûler des encens

Des mendiants réduisant leurs sens

Les jours crayeux de nos égarements

En prise aux fuites aux vents de panique

Ces jours crémeux où la sève abonde 

Ces jours envieux où l’on sonne creux

Car il est d’usage de croire peu 

Croire encore à ce jeu

Vain murmure que ces jours latents

Où n’ont de cesse mes sentiments

Ces jours où je crie de tant d’efforts

Ces hourds où je prie de toutes mes forces


Dévolu à mon sort 

Je veux tout donner

Donner même à tort

Même si ce n’est pas assez

Et même si c’est trop

Sourd j’ai senti mon corps

Saoul d’avoir tout donné

Lourd j’ai senti ton corps

Fou d’avoir tout osé

Et même dans la mort

Je te chercherai encore

Et moi de suivre ton sillage

Dans ces jours francs où tu m’entêtes

Dans ces jours blancs que rien n’arrête



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