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Je couche ici sur papier
Je pianote sur mon clavier
Des mots par milliers
Je courbe mon poignet
Pour y faire des jolis pieds
Que je me presse d’aligner
Pour ne rien oublier

Je mets le pied à l’échelle
Comme pour toucher le ciel
J’efface les pleurs de la veille
Je réveille les maux en sommeil
Les esprits sont en éveil
Des mots rêvés aux maux réels
Les mots sont ma passerelle

Ici et là par la poésie
Je joue ma philosophie
J’enfile mon habit d’écrit
Temps de pluie ou de nuit
J’y mets l’apostille
Par les livres et par l’écrit
Je vie mille et une vies

Comme les feuilles volent au vent
Les lettres volent à tout moment
Peu importe notre temps
D’hiver ou de printemps
Les mots sont sentiments
Ils nous guettent tous autant
A deux ans ou cent ans

Qu’importe notre ère
Ou notre hémisphère
Bobo ou prolétaire
Mine fière ou patibulaire
A faire pâlir ou à déplaire
Pour que demain enfin remplace hier
Pour plus de chance et moins de misère

Restés trop en errance
Voici nos mots en partance
De nos trop-pleins immenses
Nos lettres se balancent
Pour briser le silence de l’existence
Pour que cesse l’ignorance
Ainsi soit que notre plume encore danse.



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