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Les mots meurent 

Les mots meurent,

Sur les lèvres

Ils s’allongent

Ils sont très émus.

Un démuni de la terre  dort,

Dans la rue,

Il se plie le  corps,

L’âme misérable côtoie un froid aigu.

La silhouette traverse,

Choquée  par l’état du dormant

Ses larmes remplissent

Le creux des yeux.

Les mots meurent

Se gèlent

Condamnent

La misère des misérables.

Le temps est glacial,

Le dormant

Part dans un sommeil,

Oublie par moment son triste sort.

© Fattoum Abidi

25.1.2019



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