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La tête ayant quitté sa place sur les épaules
Rien de ce qu’on écrit ne pourra être drôle
On se trompe souvent, croyez-moi sur parole
Il y un quart de siècle qu’on a quitté l’école.
Et l’on peut dire aussi que tout cela dépend
D’un passé vécu et de ce qui nous attend
Et la pauvre cervelle s’entête et prétend
De nos actes, eux-mêmes, leur portée sous-entend.
On s’honore souvent d’avoir une bonne cervelle,
Quand au cerveau lui-même, d’où jaillit l’étincelle,
Il plie trop souvent sous le poids de l’escarcelle,
Dont le poids trop léger annonce les nouvelles.
Le cœur bat encore dans ce monde plein d’ombres,
Les formes s’éclaircissent recouvertes de décombres,
Si l’on sourit encore durant tout ce novembre
Il nous reste à pleurer quand arrive décembre.
L’instinct qui souvent nous mène aveuglément
S’amuse à raccourcir les joies du moment
Prolongeant par plaisir les craintes et les tourments
Nous faisant réagir, parfois, indécemment.
Souvent, face à la vie, tout espoir s’envole,
L’esprit en émoi et le cœur qui s’affole,
Le sens d’orientation mélange tous les pôles
Les yeux embués, les paupières deviennent molles.
Les poumons aspirent vivement l’air pur,
Le ciel s’assombrit perdant ce bleu d’azur,
Le cœur bat follement mais l’esprit n’en a cure
Et tout l’organise réagit par nature.
L’esprit subjugué active le moteur
Le cœur s’envole activant sa lenteur
Les pores s’ouvrent béants libérant la sueur
L’on appelle à l’esprit, ce centre générateur.



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