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Je n’ai pas envie de pleurer

Mais sur mes joues, mes larmes déversent

Je ne peux les retenir

Mais, je n’ai plus de force

De leur interdire le passage

Et dresser de mes propres maux 

Des barrages

J’ai bien envie de rire

De me rouler à terre

Comme un enfant, gaie

Insouciant de la guerre de la vie

Mais je ne peux les emprisonner

Car elles alourdissent, mon cœur en verre

J’ai bien envie de danser

Sur n’importe quel rythme

Mais je ne peux

Mon cœur cherche la prunelle de mes yeux

Dans les rues

Où je ne retrouve plus

J’ai une grande envie de le prendre dans mes bras

De l’embrasser sur les joues

Sur ses paupières

Me noyer dans ses yeux bleus

Le serrer très fort, sur mon coeur

Mais je ne peux

Il ne se manifeste 

Ni, à mes cris ni, aux plaies saignantes de mes bleus

Ni, à mon désespoir de mère

Voilà, j’ai tout dit

Je ne peux les retenir

Et j’ai laissé les rideaux de mes yeux

Entr’ouvertes

Pour qu’elles nagent sur le dos de mes pages

Et sillonnent librement sur mes traits

Mon seul refuge ces consonnes et voyelles 

Qui de mon nauffrage me repêchent 

Elles ne font que manifester

En compagnie de mes prières

Qui m’allègent et ne me soulagent, guère…

Maissa Boutiche, Alger, Algérie

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