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Il grandit lentement, emplissant de désir,
Comme une bouteille jetée dans l’océan
Des âmes en exil, les gens semblent souffrir
Religieusement, là reculé sur leur banc.

Debout, je contemple la scène du festin,
Et, il frémit en moi une étrange tension,
Sous les fracas des roues, le tunnel du destin
Nous empoigne à nouveau de son regard passion.

Nait de cette pudeur, j’ai envie de garder
Le silence et la honte, en ce lieu enserré,
Le wagon éclairé par notre solitude.

Et, dans cette danse si cruelle et si belle,
Bercé de lâcheté, tous ces regards au ciel,
Ici, semblent perdu de sombres altitudes.

© Patrice Merelle



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