Partagez

LES PLUIES NE SONT RIEN

 SUR LES JOUES DU PRINTEMPS

 COMPARÉES À MA NOSTALGIE

 Les fleurs abondent

 surabondent et débordent

 le printemps et l’été sont au complet

 dans ma cour rassemblés

 

 regardez les fuchsias sur ma table

 mon cerisier sauvage alourdi

 par ses capitules de fleurs blanches

 mes lilas aux fleurs roses et violettes

 aux senteurs enivrantes

 le lierre s’étirant sans arrêt

 le long du cabanon

 

 oh les couleurs n’ayant pas assez

 on dirait des tons du nuancier

 pour s’exprimer

 remplissent toutes les feuilles printanières

 et les fleurs estivales

 des variations somptueuses

 de leurs tons

 

 pourquoi cette surabondance

 ose-t-elle ainsi démarquer

 le manque criant de ta présence

 rendue anorexique à mes côtés

 

 ma nostalgie

 immense bouquet de soleils pleureurs

 qui renverse par son ampleur

 le pot qui embrasse ses flancs

 celui de l’été qui s’en vient maintenant

 

 les pluies ne sont rien

 sur les joues du printemps

 comparées à ma peine

 qui soulève mes côtes

 à tout instant

 

 je cherche avidement

 à trouver un raccourci

 d’espace-temps

 qui m’amènera directement à toi

 sans m’allonger inutilement

 en prenant le plus long chemin

 celui du mois de juin qui n’en finit plus

 de finir

 demandant trop d’efforts

 à mon cœur à genoux

 sur les marches en pierre

 menant à ton sanctuaire

 lors du pèlerinage d’une demi-année

 qui me laisse les genoux en sang

 

 indique-moi un chemin plus court

 pour me rendre jusqu’à toi

 mon amour



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 7 votes