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C’est la malbouffe pour tous,
la mal-consommation jusque dans le shit qu’on touche :
vendre et griller ses cartouches…

Vendre pour posséder.

Il y a tous les procédés techniques d’enrichissement jusqu’à l’étouffe
et le profit jusqu’à la sommation :
ceux qui ne possèdent pas, on les met sur la touche.

Ceux dont on ne veut pas, on les laisse là sur le pavé :
les pièces jaunes pour manger,
le vin pour se chauffer,
les couvertures pour alibi ; on ne sait quoi donner
alors un hamburger,
un cheeseburger,
au point de leurs aigreurs,
leur estomac et la malbouffe…
Est-ce qu’au fond ça nous touche un peu ?

La civilisation…

Alors faire le choix,
prendre la vocation,
est-ce qu’il y a des prédispositions pour finir patron ?
n’être qu’un pion ?
Pourquoi moi la précarité ?
Face à l’argent des grands patrons,
pourquoi la famine aux pays des étés ?
La misère, les maladies. La corruption…

Et nous,
la masse des peuples-pions,
le silence quand on nous assassine,
en boucle à la télévision les crimes,
banal quotidien,
la déprime…

C’est toi qui a voulu voir le journal télévisé,
il y a d’autres choses pour rêver,
l’éphémère…

Pour oublier les guerres on consomme, c’est ainsi qu’on oublie en somme.
On consomme, c’est ici qu’on s’oublie.

Matthieu Marsan-Bacheré



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