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Les restes de novembre

Bruissent les vents de l’aube
qui m’aspirent dans leur spirale
de choses mortes ;

au clair de la Lune,
le matin me couche dans ses tombeaux d’hiver,
je tombe parmi les feuilles au cœur sec qui craquent
comme un vieux bois mité,
patiné de la douleur du temps
qui me souvient ses saisons froides ;

et je me retrouve reste parmi les restes,
feuille arrachée de mon arbre de tendresse,
fleur fanée du jardin de jeunesse,

tandis que toi Amour tu t’en vas
et que je sombre, demeure,
reste parmi les restes de novembre.



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