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Les vagues vont effacer ce cœur tracé sur le sable clos
Et la rose étalée sera empotée par la montée des flots.

Veux-tu être cette rose qui partira un jour,
Me laissant dans mon spleen pour toujours ?

Je vois ces radions qui dégel qui chipote tes lèvres
Telle que ces pétales qui perdent et qui se sèvres (1)

De leur fragrance, l’odeur de l’amour inaltérable
Dont tu te saisisses et que je serais un redevable

Ô ma chère et tendre amie j’ai peur d’être à la risée
Et tu le sais tant que mon âge et mon sort sont brisé.

Les vagues vont emporter cette rose injustement
Que tu as déposé à ce cœur futile, sur ce sédiment.

Je suis dans un excessif désir subtil et douloureux…
Mes mots me font défaut, je les furète en malheureux

Dans mes vieux traités empreints dans le secret de mon âme…
Je les gardes ainsi… celui de ton regard ou jaillit une flamme

Qui me brule inlassablement, s’enfonce à mon dedans
Alors que mes yeux s’attellent à ta frimousse pendant…..

Que tu m’accompagne le long de mon rêve taciturne.
De mes sourires et mes douleurs, sans ce délicieux…

Silence qui me traîne à toi, blottis dans le suif de tes gorges,
Savourant voracement l’odeur de tes corsages que je forge,

Et qui rapprochent mes mains sur ton corps insatiable
À ton cœur malgré cette tempête, je suis un infatigable.

Un homme doucereux par ses baisers déjà incontrôlables.
À ce sursaut la nuit mes mots au chuchotement immuable.

Je t’aime comme la brise du matin qui cajole les acnés
Aux rosiers semés à mon jardin, pour saisir la rose fané.

Alger le15 octobre 2016

Par:@Adda Fodil Echchikh

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(1) Sèvres : Qui se prive



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