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En ces matins lugubres, seule, je déambule,
Dans les couloirs tel un funambule,
J’avance pas à pas, dans le doute et la peur,
Je ne me retourne pas, par crainte d’un malheur.

Quand de mes yeux s’estompe ce voile de brume,
Je ne rêve que d’un jour dépourvu d’amertume,
Je ne vois que le meilleur, d’un avenir doucereux,
Je fuis tous ces parfums d’amour voluptueux.

En ces matins sombres, seule, l’hiver,
Je marche lentement, sagement vers l’enfer,
J’écoute les bruits d’un monde étouffant,
Chassant l’ennui, je traverse un miroir pensant.

Quand mon corps se révolte de douloureux maux,
Je boite, je titube, à cloche-pied sur les mots,
Je n’ai pas l’équilibre d’un habile funambule,
Je préfère continuer mon chemin dans ma bulle.

En ces froids et tristes matins, face au vent glacé,
Je grelotte en silence, inquiète, l’esprit contrarié,
De n’avoir pas partagé mes malheurs et bonheurs,
Avec tous ceux qui devant moi étaient en pleurs.

Quand mes mains toutes tremblantes et ridées,
Caresseront en rêve leur visage avec fierté,
Je garderai cet espoir de les avoir contre moi,
J’aurai alors atteint tous les sommets de la joie.

L’ESPOIR DANS MA BULLE © Copyright 2016 Sylvie Badi



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