Partagez

L’éternité

Grande sotte ainsi rivée à la terre
N’entends- tu pas chanter les voix de l’univers
Es tu donc sourde à toutes ses harmonies
Toi qui t’es tant assouvie de tes agonies

Tu ne peux te griser de son immensité
Trop de désolations t’ont déjà affectée
Ton pauvre cœur n’en finit pas de défaillir
Tu ferais mieux de tout oublier et t’enfuir

Si tu t’en allais au dessus des nuages
Tes larmes n’escorteraient pas ton voyage
Grisée dans les indénombrables galaxies
Qui gravitent dans ces espaces infinis

Tu t’élancerais au firmament pour danser
Avec des kyrielles d’astres pour cavaliers
Comprendrais- tu cependant que tu n’étais rien
Et que ta vie n’était que ton médiocre bien

Tu deviendrais rien de moins qu’une poussière
Dans cet abîme à cent mille années lumières
N’essaie surtout pas d’estimer la distance
Qui de l’exode scellerait ton alliance

En un clin d’œil le vertige te guetterait
Et l’éblouissement sitôt te gagnerait
Tu naviguerais aux côtés des comètes
Jusqu’à en oublier ta mère planète

Dans cette aire où fusent les météores
Où ne naît ni crépuscule ni aurore
Tu t’enivrerais à en perdre la tête
Et ferais de la volupté ta conquête

Autour de Saturne tu te verrais tourner
Tes petits pieds juchés sur ses anneaux glacés
Ou tirée par une fulgurante étoile
Tu poudroierais auréolée de tes voiles

Tu deviendrais une créature éthérée
Sur le chemin lumineux de la voie lactée
Le cosmos serait le premier de tes mondes
Dans lequel tant de nébuleuses abondent

Ainsi tu renaîtrais en terre promise
L’étoile du berger sur le cœur en guise
De passeport pour savourer l’infinité
Des lieux édéniques qu’offre l’éternité

Et tu accomplirais enfin dans l’absolu
Après les épreuves une fois résolues
Et ta nouvelle alliance une désormais conclue
Ton autre vie unique chance de salut



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 7 votes