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A voir le corps humain, conçu en son entier,
La Volonté Divine s’est bien exprimée
Chaque organe est logé dans son quartier,
Se jouxtant ensemble et sans se comprimer,
La liberté des uns est toujours estimée
Et le cerveau dirige dénué de pitié !
Agissant librement et en toute symbiose
Nul n’est différent et aucun n’est pareil
Et toute déficience créerait la psychose
Dans la partie cerveau, cet unique appareil
Capable de gérer toute cette grande chose
Dénommé corps humain et classé comme merveille.
Chaque organe à sa place : cela est raisonnable,
Mais l’humain qui raisonne en devient différent
Car, s’estimant et cherchant l’agréable,
Chaque organe se déplace selon son règlement,
En fonction du besoin, selon ses agréments,
L’homme devient l’image de l’homme nommément.
Le cœur de la poitrine peut aller dans la main,
Surtout par gentillesse étant aux petits soins
Les yeux de la tête s’en vont dans les poches,
Et le pied peut buter partout sur toutes les roches
L’estomac aux talons s’en va dans le besoin
La tête va en l’air dès que quelque chose cloche,
Lorsque dans la marche, on a le nez au vent
Oreilles en éventail et parfois en évent,
Le cœur souvent serré répondant au cerveau
Et la bouche qui salive devant un bon repas
L’homme devient toute chose, ce qui n’étonne pas
Avec toutes ces mues, il mérite des bravos.
L’homme n’est rien qu’un être, toujours sans le savoir,
L’homme change peut-être mais reste le devoir,
Cet homme créé à l’image de Dieu
Ne voit que volonté et oublie d’être pieux.
Doté d’une raison dont il n’ose se servir
Que pour se satisfaire et si bien se servir
Sa seule raison d’être est de bien se nourrir,
Oubliant qu’à la fin, ce sera pour mourir.
A quoi bon déplacer les organes essentiels ?
Pourquoi vivre sur terre et ne voir que le ciel ?
Peut-il se souvenir que l’abeille donne du miel
Tandis que son grand corps ne produit que du fiel ?
05 Le dilemme social et corporel
Un coeur qui garde, en son écrin, sa part d’enfance
De la vieillesse, ne saurait connaître l’outrance !
Cependant, ce cœur, par l’esprit dirigé,
Devra bien se résoudre à se bien ménager,
L’esprit s’ingéniant, augmentant la souffrance,
Le cœur doit réagir refusant l’ingérence.
L’esprit subjugué par la vision du mal,
L’estomac obsédé de besoins naturels,
Le cœur régissant les nécessités sociales,
Ces trois organes vivent un conflit éternel.
Le cœur donne l’ordre au cerveau de veiller
Que les poumons agissent assurant la survie
Le sang doit affluer, permanent, surveillé,
L’un l’autre actifs, sinon c’est la mal vie.
Toute cette activité animant cette usine
Que devient le corps sans cesse sollicité,
Selon tous les besoins et cette doctrine
Demeure l’éternelle base de cette société.
Les organes du corps, pancréas, rate et foie,
Les organes de vue, d’ouie et d’odorat,
Les oreilles, les narines, la bouche et sa voie
La gorge, les poumons d’où émerge la voix,
Auxquels s’ajoutent les membres supérieurs,
De même qu’on additionne les membres inférieurs,
Surtout bien veiller à ce talon d’Achille,
Qui parfois joue des tours, devenant indocile !
Les intestins gargouillent et la gorge se noue,
Parfois, dans les jambes, on souffre des genoux,
Quand les larmes affligent un visage souriant
Les yeux osent mouiller ce visage charmant !
La fatigue s’installe obligeant au repos,
La peur se proportionne s’affirmant sur la peau
Le mal est déclaré, les dents s’en ressentent
Et la gorge fermée déclare sa tourmente !
Devant la douleur, tous les organes divergent,
Et ce stress à peine né, vers le cerveau, converge,
Les idées obscures atténuent la lumière,
La joie, seule, ramène la concorde entière.
Paix aux âmes sensibles ayant vécu leur peine !
Repos aux guerriers ayant vécu cette guerre !
Soulageons les esprits inquiets et dans la gêne,
Ces conflits intérieurs ne créent que l’enfer.



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