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Mon cher Conte, cher confrère, 


Voilà des lustres que nous ne nous sommes plus revus

Des jours oisifs où j’ai eu à loisir de compulser !

Tes dernières lettres, ces missives qui m’ont ému

Je sais qu’aujourd’hui est un jour spécial et à fêter

Bon anniversaire cher ami et reçois mes saluts !

Tu dois sans doute rire de mes embardées

Ces humeurs grivoises, mes délires emportés



Cher Le conte de l’île


C’est en un vrai paradis que tu naquis

Balayés par les vagues influences d’ici

Une terre que j’ai emprunté  plus petit

Avant d’aller retrouver, oui moi aussi


Ce continent lointain qui parfois puni

Où offre à beaucoup une voie bénie !

Des terres riches, des champs repus

Né à Saint-Paul, et moi à Saint Denis


Le pays encore plongé dans la nuit

Tu te refusais à vivre dans le déni !

La vie était belle, tu étais si anobli 

Traversé par les souvenirs de l’impie 


Pourquoi avoir fait ce bond inouïe

Pour te retrouver en l’île accompli

Si c’est pour repartir plus vers Paris

Finir tes jours, à côté de ces maudits


De là-haut, tu nous vois, nous envies

Pourtant ici-bas, le monde s’ ennui !

Cent nuits déjà, rien de bien promis

Que quelques fous, et leurs poésies


Je cherche mes mots ce soir

N’arrivant pas à les trouver

Pour te dire la fierté que j’ai en moi 

Quand je te sais aussi enfant du peuple


Enfant d’un pays 

Qui n’en sera jamais un 

Mais qui à mes yeux

A de grandes richesses  


Si tu voyais notre île aujourd’hui

Construite sur des bases plus humaines

Bienheureuses et pacifiques !

Et nous voilà Patrimoine


Thierry Titiyab Malet (le 04 avril 2018) S’il m’était permis de conter, je serai tes mots, tes verbes !

 



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