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                                      Lettres de vers d’ un fils et d’ une mère .

Oh ! Mon fils ! Ma vie est un pardon

Ton père et moi , nous nous sommes aimés et c’était profond

Le cratère s’est vidé de ses laves en éruption

Le volcan nous a brûlés en explosion

La flamme s’est consumée en charbon

Amour éphémère comme le papillon

Sur la fleur , épines et chardons .

La vie est un acte de contrition

Une plaie intérieure pour une guérison

Une longue marche vers le pardon .


Ma vie est un Pardon

Il n’ y a jamais eu d’abandon

En courant

En marchant

Debout

Ou à genoux

J’ ai souvent fait des génuflexions

Pour avancer dans mes réflexions

Personne ne voyait mes pleurs

Je cachais si bien mes malheurs .


Ma vie est un pardon

J’ ai toujours fait des dons

Je me suis saignée pour les autres

Je me suis baignée dans ce sang impropre

Aucune peur d’être contaminée

Je me savais immuniser

J’ en connais plus d’uns

Qui auraient pris d’autres vaccins

Être enfermés avec du valium

Et oublier les valeurs de l’homme .


Il faut savoir dire Non

Au-delà du pardon

Il faut savoir dire Oui

Quand l’ amour est un cri

Essuyer les larmes invisibles

Embrasser les yeux indicibles

Les mots deviennent ineffables

La douleur est inexprimable

Ne restent que l’ effroi et le supplice intense

Un amour étrange dans la souffrance .


Ma poésie  ni regrets ni remords

Elle m’ a conduite au-delà de la mort

Puisque les maux en ablution

Dans mon océan de vie en pardon !

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Maman,  pardonne-moi de te faire souffrir !

Mère , tu m’ as mis au monde et fais grandir

Tu m’ as aimé

Tu m’ as choyé

Tu m’ as soigné

Lors de mes maladies, tu ne dormais pas pour me border .

Tu as tant fait …

Tu m’ as tant aimé

Que je ne peux tout te donner .

Je me souviens de tes chansons douces pour calmer mes pleurs

Tu rayonnais lors de nos fêtes de bonheur .

Mes doigts serraient tes longs cheveux en dormant

Ils étaient couleur d’ ébène et ravissants

Et là , comme des cascades,  ils sont bouillonnants

En une belle chute, je les démêle, ils sont grisonnants !

Tu endosses en reine ce manteau blanc .

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Oh ! Mon fils

Je n’ai jamais eu des mensurations de Miss .


Maman … Je n’ai plus vingt ans

Je reste ton enfant

Tu es  vieille Maman

Mais jeune et dans le vent

Tu supportes tellement tes cheveux blancs .

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Je suis vieille, mais jeune de Cœur

Toujours Femme à l’ intérieur

J’ai l’ âge parfait

Pour aimer

On ne vit qu’ une fois, un privilège de vieillir

Et moi,  j’ ai cette foi encore de Grandir.


Tu es une Mère impeccable

Une Mamie  formidable

Je caresse tes joues creuses

Je te raconte mes histoires heureuses

Pour que tes rides disparaissent dans un grand rire.

Maman,  je veux seulement de baisers  te couvrir

Qu’en ce jour spécial une belle cérémonie que pour toi !

Mais toute l’ année, je te serrerai dans mes bras

Maman, ne t’en fais pas, je serai toujours là …

Quand tes souvenirs seront suspendus

Nous, tes fils,  nous serons tes vues

Car mon frère et moi , tes protections sur tes odes

Notre héritage avec un unique code .

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Oh ! Mes fils, mes entrailles

Protégez mes poèmes et mes mailles !


Nous sommes en boucliers pour la sirène d’écriture

Si l’ on touche à un seul brin de ta chevelure

Cette  sublime broderie de Cilaos en vague de dentelle

Nous sommes en brosse  pour repeigner la Belle ,

Et des aiguilles sur le métier pour rebroder ta flanelle .

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Oh ! Mes fils !

Vous êtes les aiguilles et Moi le fil .


Contre ce Mal qui enflamme la planète,  nous te protégerons :

Car nous t’ admirons

Nous t’ aimons  notre Mère , notre Maman

Tu assumes si bien tes cheveux blancs !

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Oh ! Mes fils ! Allez encore plus haut !

Hissez haut !

LUCYE RAYE 27 mai 2018

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