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L’oiseau blessé en vol de nuit
Noyant sa penne au lit de l’onde
N’atteindra pas son bel au nid
Pour convoler vers l’autre monde

Belle hirondelle au cœur volage
Ton Cùchulainn craint l’ouragan
D’un Dieu trompé après mariage
Et que l’on nomme Manannan

L’annonciation fut ton départ
Folle excitée et vagabonde
Ton vitt d’amour reçut égard
D’un demi-dieu pris de faconde.

Chaudes amours loin de l’époux
Souillent l’union des épousailles
Tes dessous blancs lavés de roux
Montrent rondeurs qui prouvent failles

Temps écoulé, montre arrêtée
Le ciel : ta vie, tombe dans l’eau
Le vent : ton air, siffle en nuée
Des chants d’adieu, des adagios

Maître des mers, force en mouvance
Libérez Fand de vos froideurs
Fécondité en alternance
N’est point pour elle un déshonneur.

Dieu créateur de notre monde
Peut-on marier l’eau et le vent
Si sous l’orage au cœur qui gronde
Coulent à flots les pleurs du temps ?

Beau migrateur fleur du printemps
Porte bonheur et pare foudre
Envole-toi de l’océan
Pour vivre aussi tes coups de foudre.

Quelques explications :

L’hirondelle dans les contes celtiques se nomme Fand et serait l’épouse de Manannan Dieu de la mer. Elle symbolise l’alternance et la fécondité.

Cùchulainn serait un demi-dieu très puissant dont Fand tomba amoureuse et l’invita un mois durant dans l’autre monde.

L’hirondelle appelée dans certaines régions « Porte bonheur » puisqu’elle préserve de la foudre, arrive bien souvent dans notre pays, le jour de l’Annonciation et repart le jour de la nativité de la vierge. Les lorrains le croient…

Les chinois pensent que les hirondelles disparaissent au fond de l’eau à l’automne pour y passer l’hiver et se transformer en coquillage. Leur retour au printemps est fêté par des rites à la fécondité.

Enfin le vitt ou le tsivitt est le cri de contact des hirondelles.



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