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Enrobant de son crêpe blanc les tumulus
Lentement la neige recouvre l’humus
Les oiseaux se sont tus peut être sont ils morts
D’avoir eu si froid en ce funeste décor
Les arbres revêtus d’un fourreau noir hideux
Hissent haut leurs branches pour rejoindre les cieux
Tourment désespoir tristesse consternation
De la mélancolie sont la définition
Tout n’est plus que désert stérile et dépeuplé
Et j’erre solitaire l’âme pétrifiée
Dans la campagne morne à l’aspect engourdi
Dont la rivière engourdie a caché son lit
Résignée ignorant de l’hiver la torture
Je veux m’endormir sans peur dans sa froidure
Des corbeaux affligés entoureront mon corps
M’apportant vainement l’ultime réconfort
Cors et trompettes avec force éclateront
Qui diront de ma vie la dernière oraison

Jacqueline Grout, l’hiver.
image: flashwallpapers.com



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