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Il a des cals aux mains d’avoir gratté la terre,
Ridé par le soleil, l’homme s’en fout peuchère,
Il vit pour son domaine, se lève de bon matin,
Pour admirer ses champs qui sentent le crottin,

Attelle encore la grise le jour du premier mai,
Pour vendre ses légumes à la fête du muguet,
Comme il est né ici, et venant de nulle part,
Il y séjournera jusqu’à son grand départ,

C’est un homme du cru, il croit vraiment en l’Homme,
Lui qui par le passé, était bête de somme,
J’admire le personnage, et nous sommes amis,
Voyez le au travail, pire qu’un tsunami,

J’aime ces paysans qui sentent bon la terre,
Sans se plaindre jamais, savent toujours se taire
Je connais ces gens là et moi je dis respect,
C’est en leur compagnie que j’ai trouvé la paix,

Dans un petit village venu du fond des âges,
Disparue mon école, reste le paysage,
Nostalgie nostalgie, je pleure les jours anciens,
Ce pays est le mien, alors je me souviens.

De cet homme du cru qui aime tant sa terre,
Usé par les années qui s’en va comme hier ,
Travailler dans les champs chaque jour que dieu fait,
Sans jamais rouspéter et toujours satisfait.

P. CLEON



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