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En catimini il s’en va sans prévenir sa mère
Arrivera-t-il à bon port ? Survivra-t-il au pire des drames ?
Mieux enterrer le mal des sourdes oreilles qu’il blâme
Qu’entretenir les illusions de l’existence rendue amère

Dans son petit sac un foulard où papillotent des images,
aux relents du sein douillet auquel il brise le cœur
Et s’il advienne un désastre qui attise les folles rumeurs,
Arrivera-t-il à distraire les vagues ? Pourra-t-il gagner la berge ?

Ô mère, pardonne-lui l’infâme blessure de ce pêché discret
Il t’aurait baisé la main, les deux joues et bien plus le front
Et aurait baissé les yeux pour dissimuler l’injuste affront
Qu’il endure depuis longtemps, pour son devenir inquiet

Serait-il encore vivant ou bien parmi les morts ?
Sur l’échafaud de l’inconnu aux violentes vagues de douleurs
Une mère défie l’hydre bleue, la déesse de toutes les peurs
Lui remettre son fils chéri ou broyer son propre corps.



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