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Zénobie, ce soir ton palais s’ornemente,
En me recevant en singulier et en intime,
Parmi tes convives qui te fréquentent,
Attirés par une générosité grandissime,

Une valeur assidue d’une reine Akkadienne,
Dont la légende persiste à durer immortelle,
Et qui ne cesse de parler de l’icône palmyrienne
Dont la portée de son histoire reste éternelle.

Depuis la bataille livrée, contre le Romain Aurélien,
Celui qui a compromis ton sardonique esclave,
Affranchi par tes soins pour être ton ange gardien,
Mais il fut corrompu par un groupe en conclave.

On ne cesse de t’exalter en véritable héroïne,
Mes chuchotis que je te lance de temps à autre,
Un requiem plein de lexies consanguines,
Admissibles et dignes d’un condisciple apôtre,

Chez qui, tu veux chercher auprès de lui,
La grâce pour asseoir ton pouvoir sur Palmyre.
Et, comme ce n’est guère le cas aujourd’hui,
Je viens voir pour raffermir le temps martyr,

En t’imaginant accueillante et magnanime,
À travers l’Empire de Palmyre qui recouvre ton dôme
Vis-à-vis d’une cohue qui semble unanime,
Pour que tu viens, à ce que, de nouveau on te nomme

Académicienne de l’œuvre de Syriaque. (19)
Bien de légendes ont procréé ton personnage,
Célèbre dans les palais aphrodisiaques
Qui scintillent assurément pour votre apanage !

Tu fus la cavalière, et la guerrière infatigable,
Sur les cimes où j’ai suivi ton éternel passage.
Où l’intuition me guide vers ton âme inaudible,
Fuyante à mes yeux dans ce ravissant mirage.

Si tu regagnes la vie, je veux te voir seule,
Avec toutes mes oraisons à vouloir t’aimer
Tel que jadis béante les foules te veulent
Perceptible, loin de ton époque surannée.

Ils ne savent pas à l’instant que tu es vieille,
À la circonstance où j’accomplis l’éloge,
Écarte – toi de ma voie que je me réveille,
Ton effigie est devant moi…. elle m’arroge.

L’apanage qui me tient près ton royaume,
Il exclura mes soucis jusqu’à mon éveil,
Par des méditations nourries de psaumes
Je resterai astreint, yeux ouverts et en veille.

Ô Reine des temps de Palmyre la Syrienne
Je suis triste devant la grandeur de tes ruines
Devant l’ampleur et ta beauté Assyrienne.
Il ne reste plus rien que le sable et les dunes.

Damas  »Palmyre » le 16 avril 1985
Extrait des Feuillets d’Arrière Saison
Hauteur. Adda Echchikh
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Zénobie la reine de Palmyre
Zénobie : ou Zénobieh, Morte en 274 en Italie, reine de Palmyre (267-272), elle gouverna après la mort de son époux Odenat issu d’un grand tribut arabe, elle étendit son autorité de l’Asie mineur à l’Égypte. Zénobie (IIIe siècle apr. J.-C.), Reine de Palmyre (267-v. 272), femme du roi Odenat, née à
Palmyre (Aujourd’hui Tadmor, en Syrie). Après l’assassinat de son mari, dans lequel on pense qu’elle est impliquée, Zénobie exerça le pouvoir comme régente au nom de son jeune fils. En l’espace de trois ans, elle avait étendu sa souveraineté à l’ensemble de la Syrie, de l’Égypte et la majeure partie de l’Asie Mineure, grâce à une alliance déclarée avec Rome. En 271, toutefois, les ambitions de Zénobie à l’est forcèrent l’empereur Aurélien à prendre les armes contre elle. Après s’être emparé de presque toutes ses possessions, Aurélien mit le siège devant Palmyre. Elle tomba, et Zénobie fut emmenée captive à Rome. Elle reçut plus tard un domaine à Tibur (aujourd’hui Tivoli, en Italie) où elle se retira pour le reste de ses jours. Femme d’une grande beauté et brillante, Zénobie est restée dans les mémoires pour son ambition implacable.

(19) Syriaque : nm, il s’agit des œuvres littéraires écrites en Syriaque, une langue sémitique qu’en appelle en arabe « Siryaniya ou Assyrien», dérivée de l’araméen, qui demeure de nos jours, la langue littéraire et liturgique de nombreuses communautés chrétienne du Moyen-Orient. Les sabéens étaient les premiers qui ont eu l’honneur d’avoir translaté ces œuvres en arabe littéraire moderne ; et organiser par la même occasion l’enseignement des sciences. C’est à partir de cette translation que la civilisation musulmane est devenue complète
*) La gravure démontrant la cour de Zénobieh



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