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« L’HYMNE DU SILENCE »

Après ton arrivée, retourne à ton pays,
Reprends le métier que ton père t’a appris
Reprends aussi les armes dans les outils graissés
C’est cela l’héritage que ton père t’a laissé.

Remarque dans la rue toutes ces anecdotes
Que les gens ont vécu et on en rit après.
A ton tour tu revis…
Et ton fou rire ne s’arrête plus,
Tu as ton alibi…..absent dans le passé,
Tu viens ressusciter ici une multitude de vues,
Puis tu donnes ton avis dans un brin de causette !
Mais parler un peu, c’est déjà mutinerie, sur le bateau de cette vie.

Qu’as-tu d’autre à nous dire, de mieux auquel tu songes ?
Que proposes-tu en échange, d’encre et de papier ?

En plus de cela nous travaillerons la terre
Nous produirons l’alfa et emplirons les encriers,
Nous bâtirons des villes et te donnerons nos enfants,
Tout cela, nous te l’offrons pour que dans les cœurs,
Il y ait un peu de repos et moins de mauvais sang.

J’accepte le marché et conclu de la sorte :
Je relève le défi pour éclairer l’esprit
De tous, et tous les attardées
En leurs disant, que le plus grand délit,
Sera la politique de clan, des cousins alliés.
J’exige qu’il n’y ait que frères
Au sens fraternel jusqu’à l’extrémité.

Pour que sincère dérive du sens hospitalier.
Je veux qu’il y ait rapport en terme égalité
Je ferai bien des choses en éclairant la nuit,
Pour refaire la rue, je ferai taire le bruit,
Je ferai tout et tout en même temps.
J’arrêterai les montres,
Le mécanisme et les horlogeries.
Puis après que les pères se seront habillés,
Ils verront leurs enfants tous en tablier,
Se recueillir ensemble dans l’humilité.
Pendant vingt-quatre heures de silence
A la mémoire de ceux qui ne sont plus en vie.
Vingt-quatre heures de silence,
Pour endiguer le fléau de toutes les maladies.
Pendant vingt-quatre heures leur regard fixe
Pensant à la mémoire du nombre incalculable
DE MORTS POUR LA PATRIE.
Car la minute de silence à ce jour perpétrée,
Reste bien insuffisante aux Martyrs d’un pays.
Vingt-quatre heures pour chaque être,
Qui voulait que tu sois, alors que lui n’est plus,
Et ne sera plus jamais, ce que les autres sont,
Et demeure parmi les vivants
Ame sans repos ; Cœur en mauvais sang.

Les meilleurs sont partis.
Les meilleurs nous reviennent.

Pour qu’ils puissent apparaître,
Il faut marquer le temps, s’arrêter…
Et redémarrer ensemble, au pas cadencés,
Au rythme des tambours que battent les enfants.
La mesure est juste et le rythme latent,
À pied d’égalité il rime avec chanson.

Horloge que tu es belle, depuis que l’on t’a arrêtée,
Tu fonctionnes sereine au tic-tac fraternité.

Ce n’est pas la bohême,
C’est simplement qu’ils vous aiment,
Vous qui les aimez.

Après votre arrivée, vous avez vu la fête,
Retournez au pays, reprenez les métiers
Que vos pères vous ont appris.
Semez toutes les graines…Et dites la vérité…
C’est cela l’héritage de tous les sacrifiés.

SEUL LE SILENCE EST GRAND
TOUT LE RESTE EST FAIBLESSE. (Alfred de Vigny).

Nordine CHABANE.



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