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Libre à moi  d’écrire sur les murs

Sur mes traits, sur ma peau

Sur les pierres peintes à la chaux

Qui  agonisent de leurs fissures

Libre à moi de  dessiner les ombres 

Sur les façades ternies, par le temps

Libre de roder dans les ruelles de mon âme 

Dans le regard mes rêves si fous,  quand elle jubile

Et de voler sur les ailes du verbe «  aimer »

En mes saisons

Libre de retrouver mon enfance et mon innocence

De  me rebeller contre l’amour qui 

Qui se fait justicier dans le présent

Libre de vendre ma langue au chat

Et de me terrer dans le silence pour bien longtemps

Libre de façonner mon monde de mes pensées

Et de chanter ma mémoire de mon violon 

Libre de t’offrir mon cœur et de t’aimer

A en perdre le souffle

Libre  de le reprendre,  quand me bouscule ton humeur

Et hausse à ma face, le ton

Sais tu que je née libre

Qu’on m’a emprisonné de force, après la libération

Je  me suis battue de toutes mes forces

Pour émerger de nouveau, de mes déceptions 

Amour injuste et injustifiable

Grace aux mots  je fais monter la sève de mes rimes

Jusqu’aux branches des arbres

Aux cimes de mes montagnes

Ou je fertilise ma semence 

Sur l’herbe de la poitrine du printemps

Libre de chanter l’amour

De le bouder, lui faire la guerre  

Libre à moi de te dire,  je t’aime

De  désaltérer ma soif de tes belles lèvres

De  tomber ivre dans tes bras

De  danser au son de ta voix

Car je ne suis, que la voix de mon cœur

Qui me fait pousser des ailes 

De danser sur le rythme de ton coeur 

Qui colore mes sentiments par « je t’aime » 

Maissa Boutiche, Ain Bénian, Alger, Algérie 

 





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