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Sur une île lointaine
Au milieu de l’océan
Verdoyante et pleine
De fleurs et de paons;
Je me suis échoué
Avec le cœur chargé,
Plein et accablé
Blafard, je tremblais.

Le ciel était légèrement nuageux.
Sur le sable doré de la plage,
Je regardais l’ombre des nuages
Qui se suivaient comme un jeu.
Les oiseaux chantaient de partout
Des mélodies toutes belles
S’entrelacent et s’en mêlent.
M’effleuraient avec leurs accents doux.

Je me relevais péniblement.
Ma mandoline mouillée à la main,
Je marchais- pieds nus- sur le sable fin
Guidé par la beauté du firmament.

Je pénétrais à l’intérieur des champs
D’où venaient les sublimes chants.
Aux pieds des arbres se sont assis
Des êtres étrangement familiers.
Je leur ai dit: « Que faites vous ici
Sous ces beaux cocotiers ?  »
« Nous sommes la ligue des poètes »
Disent-t-ils avec allégresse.
« Bienvenue parmi nous jeune poète !
Ici; oubli tes soucis et ta paresse.
Joins-toi à nous et chante.
Ici, nous sommes maîtres du temps
Vis et savoure chaque instant
Sur notre île, la vie est un merveilleux conte »

Mes yeux alors s’ouvrent charmées
Mon cœur se jette dans leurs bras
Je sentais au fond ma muse qui germait
Et les cordes de ma mandoline qui dansaient entre mes doigts

L’espoir envahit mon âme
Je retrouve enfin la paix
Après tant d’années
C’est la quiétude et le calme
Vie monotone !
Je quitte ton monde palustre
Et ton ambiance atone.
Cette île est mon paradis terrestre.

Les oiseaux chanteurs en fait,
N’étaient que ces beaux poètes.
La poésie leur a donné des ailes,
Et partout avec leurs violoncelles
Se baladent comme des étincelles.

Amazigh Dré .27/10/2017



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