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Passe l’inconnu comme passe le temps perdu…
Au loin, un étrange sourire adressé à mon égard,
Virevoltant sur la plage abandonnée.
Tenant mes sens éveillés,
Je passe et marche sur le sable fin,
L’angoisse entre mes mains,
Ne tardant pas à me retenir de sourire à mon tour.

Passe l’inconnu comme passe la cendre vaincue…
Cet homme étrange me regardant tout bas,
Son regard fulgurant me laissant perplexe,
Sur le fil des pleurs que l’on délaisse,
Sur ce qu’il ne dit pas…
Marchant sur le fil tendu entre deux arbres,
Perchée l’hirondelle prête à s’envoler,
Il me fixa d’une profondeur impitoyable.

Passe l’inconnu, comme passent les tourments vécus…
L’homme au loin tendit sa main,
De sa voix sortit un refrain,
Qu’il chantait si bien…
Cette voix me tira des perles dans les yeux,
Qui brillèrent de mille feux, puis tombèrent à terre.
Il sourit de nouveau et s’éloigna de la plage…
La pluie qui tombait de mon regard devint torrentielle,
Jamais je ne me trouvais dans un état pareil…
Je m’agenouillai sur le sable, cette voix trottant en ma tête,
Répétant à vive voix :
Passe l’inconnu comme passe le temps perdu…
Passe l’inconnu comme passe le temps perdu…



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