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L’ingratitude

Suis-je une figure de l’ombre
Qui se faufile dans le temps
Inaperçue, dans les saisons qui se suivent
Et les jours qui se ressemblent ?
Suis-je cette feuille fragile
Qui, sur les branches tremble
Au souffle du vent a peur qu’elle tombe ?
Suis-je cette source qui s’épuise
Coule en silence ?

Est-il équitable de sombrer dans l’oubli
Est-il juste de ne se souvenir de mon statut
De ma féminité, qui git à l’ombre
Un seul jour de l’année, ne me suffit ?

Vois-tu cette étoile, qui brille quand ton ciel est noir et sombre
C’est mon amour qui veille sur toi en sentinelle
La nuit, comme une ombre
Quand toi, dans le sommeil tu sombres ?
Vois-tu ces bras qui fragiles, te semblent
Ils sont l’amour fort, qui te relève
A chaque fois, que tu tombes
Et ce regard qui te suit comme ton ombre
Illumine tes instants, quand ils sont sombres
Et quand mon amour, tu fuis…

Je suis le visage de l’amour et la mémoire belle du monde
En ma présence les sentiments ambrés, dansent pour toi
Et craignent ton absence et tremblent
Je suis ces instants magiques, qui enfantent
Et mon cœur est souche, passion qui tisse le bonheur
Et ta berceuse compose, égaie ton monde …

Je suis cette lune qui veille
Et l’étoile sentinelle, quand dans mes bras de velours
Heureux, tu sombres
Mon ventre était ta bleue où tu nageais, heureux
A tes coups, mon cœur heureux, le sourire taquinait mes lèvres…

Je suis ta Patrie, ta planète où toutes les collines
Sont par tous les temps, vertes, jamais sombres…

Je suis la dictée du cœur et la langue universelle
Et ce pont sans barrières, l’amour dans toutes les langues
Tu es le présent et moi le passé en puissance et par excellence
Qui baumes tes peines quand dans la souffrance tu tombes
Est-il équitable de reconnaitre mon mérite un seul jour ?
Sache, que je suis l’amour passionné en tes saisons
Claires ou sombres…
Maissa BOUTICHE, Ain Bénian, Alger, Algérie, le 14/08/2017



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