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Sur une place publique, l’innocence apparaît
Trois frères y sont assis ensemble, sur un banc
De ces trois enfants, Idir est le plus grand
Et les deux jumeaux de trois minutes séparés.
Idir semble nous dire : « C’est moi qui suis l’aîné »
Et, pour le prouver, il enfonce le bonnet
De son frère Lounès qui semble le puîné
Par-dessus les lunettes et presque sur le nez !
Quant au frère Aghilès qui serait le junior
C’est un nouveau bourgeon qui vient à peine d’éclore
Qui se gave d’un gâteau, le bonnet enfoncé
Et son visage souriant n’est nullement agacé !
Ce sont ces trois frères qui égaient la famille
D’une mère sensible semblable à la perdrix
Insérée dans sa tâche, serrée dans sa coquille
Jouant à la bonne mère dont elle connaît le prix.
A voir l’habillement, ce doit être l’hiver
Si bien emmitouflés, ils ne peuvent qu’avoir chaud
C’est la main d’une bonne mère qui agit et opère
Gérant maternellement équipage et bateau !
Le plus clair, dans l’image, est cette ressemblance,
Le plus beau, dans l’image, est cette tendre enfance,
Cette entente juvénile si rare chez l’être humain,
Les parents, j’en suis sûr, l’ont prise entre leurs mains !
Quel plaisir, le soir, d’entendre ces belles voix
Jacasser, roucouler, animer le foyer
On ne peut qu’aimer vivre sous le même toit
Contempler cette candeur aux ailes déployées.
Une telle fratrie, d’innocence juvénile
Un si bel ensemble uni et solidaire
Donnerait envie de les prendre sur une île
Déserte et y vivre avec, de pain, d’eau et d’air !



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