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Ce siècle est malade de maladies nouvelles !
Les gens sont pressés, le retard est formel,
On se cherche vivement demandant les nouvelles
Cette recherche, désormais, est source de querelles !

On s’inquiète des amis, des membres de la famille,
On s’inquiète de tout et même des vétilles,
L’inquiétude, le stress, un rien les habille
Les murs se referment comme ceux de la Bastille !

Un problème se pose et c’est la bousculade,
La solution trouvée, éclate la rigolade,
Les disputes s’enveniment et c’est l’escalade,
Si le corps est bien sain, l’esprit est malade !

Le café est trop chaud ou la tasse trop petite,
La colère gronde et la rage crépite,
On se targue de raison et, là, on insiste,
A reprendre son calme, tout le monde résiste.

L’examen est facile mais le sujet trop fort,
On s’installe tranquille et l’on se met d’accord,
La feuille attend l’écrit mais demeure sans apport
Le siège n’est plus stable usant de ses ressorts !

On avance vivement, et toujours pressé,
A s’auto satisfaire, on fait l’empressé,
L’impatience bouillonne, la raison effacée,
Cette grande inquiétude nous a trop agressé !

Peut-on se raisonner quand on est stressé ?
Et ne pas sentir le cœur oppressé ?
Sentir que l’esprit devient angoissé,
Avoir toute sa raison sans qu’elle soit dépassée ?

Le bus est en retard et le travail attend,
Avec l’embouteillage, on devient impatient,
Si la roue a crevé et qu’on n’a plus le temps
Le cœur et l’esprit ont reçu leur ration !

Souvent pour un oui, pour un non on sursaute,
Les yeux embrouillés, l’esprit qui capote,
Les neurones brouillés deviennent de la compote,
Le cerveau déraille, c’est ainsi qu’on radote !



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