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Beigbeder, Levy, Mussot, toute cette piètre prose,
Ces conteurs parlent pour dire et ne disent pas grand chose.
Quand nos auteurs classiques écrivaient avec soin,
Leur plume se promène à la lisière de rien.

Les vents soufflants du monde leur offrent une tribune,
Le direct leur soleil, le graveleux leur lune.
Au temps de l’opinion et des pères d’infortune,
L’initié ne peut vaincre les idées opportunes.

Ces élites usurpées sont les humbles miroirs,
D’une époque dévouée au message immédiat,
Au débat insipide, au mot indélicat,
Ils abondent les kiosques d’une pensée dérisoire.

Ils sont souvent le masque du même scribe pressé,
Pour vendre, il faut savoir sa hauteur délaisser.
Où se cache la noblesse, elle doit bien exister ?
A jamais dans les livres oubliés du passé.

Stéphane Meuret,
27 Janvier 2018, Copyright



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