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La générosité et la nudité des mots
m’éblouissent jusqu’à l’ivresse.
Je ne suis plus séparé de rien,
ni de moi ni du ciel.
Je reçois et je touche ma part de l’infini.
Ce lien perpétuel avec la parole
est un chant intérieur qu’aucune liberté
ne pourrait couvrir ni abuser.

Je voudrais décrire les méandres des mots,
cette forme désespérée de l’expression,
ce langage en murmure de la vie,
ces syllabes de la contemplation,
ce sens vibrant et palpitant
du dialogue intérieur.
Je les sens-là, contre moi, en moi,
vitrifiant et cristallisant autour de moi
mon monde et celui qui m’entoure.

(extrait)



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