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L’Ô séant !

Quand l’Océan épouse la lune, dans l’oubli
Lors d’un soir glauque où sombre mes envies

Le monde se retire, Râ peu à peu s’engloutit !
En ses sables mouvants que l’on a construits

Pourtant ici bas la vie s’insurge, et maudits
Nous restons insensibles, est-ce une ineptie

Un reflet de nous-mêmes qui soudain s’unit
En ce clair de lune qu’un petit rien alourdi !

Je suis là à tes pieds quand la houle vrombit
Bien au loin des ressacs de ce pseudo débit

Agacé, par l’audace d’une mer qui s’enfuit
Sans autre contrainte, forcément par ironie

Mais contraint à l’absence par ces mots dits
D’une manière insouciante, en une parodie

Le monde continue sa route, en symphonie
Sur des accords heureux ou de purs conflits

Si nous ne réagissons pas plus à son agonie
Nous aurons tôt fait de provoquer l’asphyxie

Détruisant notre monde si précieux à la vie
Nous contraignant à l’exil dans cet infini !

Ne penses pas qu’il soit trop tard mais agis
Donne l’exemple, force à celui qui proscrit

Car ce n’est pas en s’abreuvant d’idioties
Ou en se cachant derrière ses doutes émis

Que renaîtra la prometteuse terre à délits
Cette contrée lointaine peuplée, ces Inuits

Thierry Titiyab Malet (Ce jour là!)



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