Partagez

(Au Darfour Soudan)
Nos souverains, ne parlent aucun mot spécifique,
A propos d’un Soudan réduit en petite peuplade,
En région ethnique où il n’existe aucune bourgade,
Que des tribus dépourvues dans une glèbe désertique.

Nos souverains, ne discourent aucune note,
Et le commandeur d’Egypte n’émet autan,
Alors que son pays est limitrophe du Soudan,
Et le notre le familier de l’Afrique, et le pote (69)

Le fan d’un leadership celui qui enroule bagages,
Avec ses milles regrets aux proches des victimes,
De Lockerbie, qui l’embarrassaient au rôle de Zaïm, (70)
Pour soumettre toute l’Afrique à son apanage.

Un rôle absolu plus étendu, lui fut désigné,
Après l’échec arabe où l’unité fut avortée.
Que lui reste-il si ce n’est ce rôle calfeutré,
Squatter dans une tente pour se résigner

A la vie de la constitution et au confort il s’est échappé,
Nébulosité et pression sur un homme d’esprit,
L’homme du désert à la soif de l’eau il s’est éprit,
Par des gardes féminins, afin que nul ne peut le décampé.

Darfour passe présentement inaperçu,
Et le mobile du spectacle n’est pas apparent,
Pour un Soudan si riche qui bat à contre vent,
D’un complot dérobé et une carence voulue.

Qui attire les saxons chez nous et dans qu’elle but ?
En Asie, au Moyen Orient et enfin de compte l’Afrique.
Une cavalcade diplomatique qui n’est guère angélique,
Hasardée honteusement dans tous les azimuts.

Pourquoi ne s’alarment-ils pas contre nos palmeraies ?
Au rocher de Gibraltar (71) où les pays riches se sont tus,
Aux trois monarchies, devant ce dossier se prostituent,
Quand les médias rétif se soulèvent en ras de marée,

Contre nos territoires martyrisés, brisé en catimini,
Pour avoir cautionné hier les peuples opprimés,
A la liberté que nous leur avons toujours affirmée,
Celle garanti par l’hémicycle des nations unis.

L’Afrique la nouvelle dépouille du millénaire,
Un continent décousu par le tribalisme,
Par des esprits schizophréniques d’africanisme,
Qui se distendent au trône, à Tunis et au Caire,

Imposent leur pouvoir à l’éternelle demeure,
En désirant mourir et conserver leur épithète,
Sans se soucier du peuple ni de ses requêtes,
Jusqu’à l’ultime haleine où tout se meurt.

Alger le 15 Octobre 2004
Poème rédigé bien avant le printemps arabe 2011
_________________________________________________________________________
(69) Gibraltar partie de l’Espagne occupée par l’Angleterre
(70) Pote: copain
(71) Zaïm : Raïs



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 9 votes