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Je suis mes pas,
Qui m’emportent loin de moi,
Dans un monde où je n’existe pas.
Oh! Chagrin, combien de fois,
Tu me quittes et puis tu reviens ?
Comme les vagues de la mer,
Tu joues avec mon émoi.
Je ne me reconnais plus,
Quand je me lève le matin.
Il me semble que je viens de loin,
Du temps où les sentiments,
A peine nés dans les cœurs fanés,
Meurent étouffés par manque de soins.
Me reconnais-tu ma mort ?
Me voilà, heureux, je souris au monde,
Avec un cœur qui pleure,
Et qui meurt à chaque seconde.
Douce pluie, tombe et lave mes maux.
Emporte-moi dans tes flots,
Éteins le feu qui brûle mon corps,
Abreuve mon âme qui dort encore.
Et toi vent, souffle fort.
Jette-moi dans le néant,
Afin d’échapper à mon sort.
Mais je sais depuis longtemps,
Que je mourrai mille fois avant,
Dans les bras de ma mort.

Younes ZEMNI.



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