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Battu, violé et maltraité
Par mes sangs de champ
Détrôné, oiseau du paradis
À celui des rues
Car j’étais une fleur bleue
Vis à vis de ces lèches-bottes
Et lèches-culs

Passé de prestigieux
À esclave de trottoir
Telle est une sentence
discriminatoire de la vie
Ils se lamentent de me voir
Tout calme les plumes
Dans la poche
Pourtant je devais
Attacher ma tuque
Avec de la broche
Aux jours d’astheure
D’un être réduit au mal
Des bienheureux

Je ne peux chasser
Cette boule de pénombre
Qui gît sur le sol de mon coeur
Je n’ai guère ma lucidité
D’être enivré de passion
Et d’avoir de la mine
Dans le crayon
Pour paragrapher
Une libidineuse sensation

Je suis devenu
Une risée grave
Car j’ai de l’eau
Dans ma cave.



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