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Le vent souffle la ville en ces jours sinistres,
Avenues vont désertes et toitures résonnent ;
Une égale partition bat des notes de cistre,
Les feuilles mortes se froissent sous des airs atones.

La pluie tombe, ardente, sur les rues attiédies,
Réveillant les ombrelles aux abords des allées ;
Une troupe céleste déchaîne une mélodie,
Ravissant aux passants leurs pensées étoilées.

La lune perce l’azur, d’un argent mystérieux,
Pénétrant les lucarnes des bâtisses endormies ;
La lueur tenace embrase sous les cieux,
Une cité désolée aux clochers assombris.

Mon cœur, lui, pleure sans bruit, sans un œil soucieux,
Sans injure curieuse, sans la main d’un ami.
Dans la lente foulée d’un long soir capricieux,
Mon sang fuit vers le ciel et m’emporte avec lui.

Stephane Meuret
13 Janvier 2018, Copyright



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