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Encore courir sur le papier
mais cette fois c’est l’été, le plein été.
Il fait chaud, je suis à l’air…
Chaud.
D’ailleurs je pourrais croire ou me laisser borner,
envisager sous un angle apaisé,
chercher quelque chose de pas loin,
un truc qui y ressemble.

Cette fois, c’est vrai, c’est l’été,
une lenteur dans l’air,
comme une masse d’eau qui freine,
comme l’Homme dans l’Eau,
Des mouvements tellement lents dans le temps
qu’on ne les sent plus,
qu’on les distingue à peine,
comme si tout coule…

C’est ça l’été, le plein été,
un verre, une page, du bruit, de l’air,
chaud,
lourd,
étouffant.

Un long apaisement.
Prendre le temps.
Perdre le temps…

Avec cet air, y a rien à faire la vie s’en va.

C’est l’été, chaud,
le temps qui passe
faut le laisser couler…

de Matthieu Marsan-Bacheré



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