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Quand le coeur laisse échapper son plus grand amour,
Consacré au créateur de l’astre du jour,
De la lune au ciel étoilé qui nous entoure,
Aux ténèbres de s’y installer à leur tour.

Notre terre s’emploit à se montrer fertile,
La tempête lui étant parfois si hostile,
Qu’elle déracine certains êtres fragiles,
Âmes égarées, autrefois tirées de l’argile.

Les passions de la vie d’ici bas tel le vent,
Passent tout en soufflant, tout en nous emportant,
Sur de succesives vagues de sentiments,
Notre navire au beau milieu de l’océan.

Nous privant de l’une des plus grandes vertus,
Celle de nos souvenirs lointains et perdus,
Elles sèment en nous les rêves d’une vie meilleure,
Idéale et durable, mais sans dur labeur.

L’Eden, comme un rêve bien plus qu’inespéré,
Duquel nos pères et mères furent éloignés,
De vains espoirs nous animent dans l’éphémère…
Sans la patience bue comme un remède amer.

J’étais un enfant qui apprenait à marcher,
Tout comme un enfant qui apprenait à voler,
S’échappant d’une vie vers une autre rêvée,
J’ai pu survoler mon innocence passée.

A l’instar d’Antoine de saint Exupéry,
Je désirais vivre comme le petit prince,
Souhaitant obtenir du grand Roi ma province…
Aussi loin de ce grisâtre et pluvieux Paris.

Mais depuis l’ingratitude de mes quinze ans,
Mes doux voyages oniriques se raréfièrent.
Faisant place aux vampires et autres morts vivants,
Jusqu’à disparaître…Souvenirs si amers.

Infranchissables chaines de monts et merveilles,
Je recherche encor ton royaume ô Dieu.
Impérissables jardins de dons et vermeilles,
Si loin des abîmes de l’enfer si odieux.

Tu es l’Insondable, Le Vivant qui ne meurt.
Je ne suis qu’un lamentable mort qui ne vit…,
Qu’au souvenir de ta clémence et ta grandeur,
Comme de ta promesse envers tous Tes soumis.

Tu détiens les mystères du tréfonds des coeurs,
De nos âmes, ainsi que nos plus secrètes peurs,
Mais l’ici bas comme l’au delà t’appartiennent,
Comme le devenir de la faiblesse humaine.

Sylvain Chaussé.



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