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Jour sombre, Jour de pluie à jamais sans oubli,
Jour noir que le Temps même n’efface,
Aujourd’hui encore mon cœur en porte les traces,
Jour terrible, où se tourne une page de votre vie.

Un couloir lugubre, des escaliers sans bruits,
Une cuisine triste aux papiers jaunis,
Des gens amassés, des larmes sur des joues,
Deux enfants s’avancent, une tragédie se noue.

La femme vêtue de deuil semble effondrée,
le père est ce matin dans un hôpital décédé.
Ecrasé par le chagrin, frappé en plein bonheur,
le garçon que je suis ne parle ni ne pleure.

Brutalement, froidement frappe le malheur,
Mon frère cadet partage cette même douleur.
Les années passées, la souffrance s’est estompée,
Lentement le drame par le temps s’est apaisé.

Un être vous manque, vide absolu
A toi le père que j’ai trop peu connu
Tel un arbre planté fermement dans la terre,
de ta sève nos cœurs se désaltèrent.

À ces bras qui ne m’ont plus serré
à ces yeux qui soudain se sont refermés
à ces conseils précieux qui m’ont manqué
à ces valeurs laissées pour la postérité.

Pour ma mie, ma vie, mes filles adorées,
Au nom de l’amour à toujours léguer,
au passé, au futur ainsi mêlés,
Humblement, je vais ce livre vous conter.

Extrait de ‘Orme des tureaux’



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