Partagez

Lorsque surviendra ce moment
Où je serai mollement plonger dans
Le sommeil infini
Mon âme crèvera dans une forte apathie
La nuit dans un verre uniforme tripotera mon boyau
Ma langue perdra le feu du goût du pur instant de syllabe du sel
Ma nudité sera à nue
Aux récits de la torche de l’au-delà
L’harmonie du glas annonçant mon lourd départ
Fera choir des fleurs dans les blessures de mon silence
Qu’adviendra-il
De mon corps musardant dans tous les lisières
De la vie
Après avoir saoulé de balivernes et de singeries
Enterre-moi dans de doux sol
Un pré une prairie par exemple
L’odeur des fleurs embaumera mon fluet corps
Je fêterai mes retrouvailles avec la terre
Dans une rafale de vers



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.67 sur 3 votes