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Basculant dans le gouffre aux pensées pernicieuses
Dans la boue des bas-fonds, je patauge et me meurs
De mon spectre éthéré comme une nébuleuse
Mon esprit s’évapore en un ciel de noirceur.

Les perles carminées des veines tailladées
Roulent en bracelets sur poignets incarnats
Rubis de sang figé, cadeau d’éternité
Pour Madame la Mort qui me prend dans ses bras.

Je crève et je me meurs
D’une infâme agonie
Mensonges crève-cœur
Fusillent l’harmonie.

Je crève et je me meurs
Percé de perfidie
Mon cœur saigne de pleurs
Et se vide de vie.

Je crève et je me meurs
Couvert d‘ignominie
Par femme « fossoyeur »
Qui enterre ma vie.

Douce est la caresse des rayons de lumière
Qui éclairent mon âme au sortir de mon corps
Blanche illumination qui m’ouvre sa barrière
Sur l’empyrée d’extase où l’amour n’est pas mort.

Je renais à la vie
Tout près de saint Michel
Qui se penche et me prie
D’embrasser l’immortel.

Je renais à la vie
Dans l’amour éternel
Je m’envole et je crie :
La paix mérite autels.

Je renais à la vie
Fidèle dans le ciel
Avec ma belle amie
Je dors sur l’arc-en-ciel.

Jean-François Grégoire



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