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il était là, assis seul sur un banc,
au milieu des peintres, Place du Tertre,
je l’ai observé un petit moment,
tout le monde avait l’air de le connaître,
lui avait l’oeil totalement absent,
à ses côtés, une canne posée à terre.

Je suis passé devant lui chaque jours,
durant tout le long de ce doux printemps,
même sous la pluie, l’eau peignait ses contours,
puis vint l’été,sécher ses vêtements,
la canicule attira les vautours,
le vieillard vivait ses derniers instants.

Je me suis résigné à lui parler,
Il m’a répondu d’une voix si douce,
tout ce temps je n’avais pas remarqué,
sa jambe manquante, j’en ai eu la frousse,
pourquoi restez-vous ici sans bouger?
Pardi, et bien j’attends qu’elle repousse.

Dimitri Aksil.



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