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Frémissante comme une fleur sur sa tige
Au Mont de sa colline, oubliée
Ses pétales fragiles dans l’étreinte du vent
Ses pensées sommeillent dans les herbes
Ne demande que peu d’amour, au temps…

Trébuchante, son pas se heurte et elle chancelle
Mais n’égare jamais son chemin
Elle se sent si fragile telle une feuille fébrile
D’un passé frivole
Où la brise du vent jouait avec ses mèches rebelles et folles
S’assis triste la joue dans la paume, de sa main…

Elle s’évade, et se pose, délicate
Sur les toitures aux tuiles rouges
se dit à voix basse: –
Agonisantes et tristes sont devenues ces vieilles maisons…

Se sent seule, dans ce monde
Moult pensées, comme pluie de moisson, l’inondent
Chute avec ses blessures dans les bras, de ses ans…

Elle vagabonde dans les ruelles de son passé
Comme une bohémienne
Dans le cœur sa mémoire, qui l’emprisonne de ses lianes
En l’âme ses odes parfumées de blé et d’avoine
Dessine sur les murs qui agonisent d’usure
Ses yeux océans noirs de jais
Et ses mains dessinées de henné d’Antan…

Elle se dénude pour s’habiller du vert de ses champs
Fredonne sa berceuse à tûe tête
Accompagne en dandinant la tête
La flûte du vent de l’Est
Se sent belle à l’odeur du home
Sourit à ces souvenirs, d’antan…

Elle caresse de ses mains son argile
De son amour, elle se comme une chandelle qui se brûle
Revient, le corps usé dans son présent
La ville était déserte et la nuit a mis
Son déshabillé de dentelle
Sous les lampadaires éteints.
Maissa Boutichen Alger, Algérie



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