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Ma bohême. . . 

Ma bohème cela voulait dire nous étions heureux

Tu étais jolie

Nous étions jeunes, nous étions affreux

Nous avions pour seul bagage notre folie

Le rêve n’a pas d’âge

L’imaginaire s’en charge

A chaque jour suffisait sa peine

Nous voyagions sur les cartes 

Tu traçais les chemins qui nous tenaient en haleine 

Et nous partions quelques fois seulement pour partager une tarte

Nos histoires nous prenaient la tête

Durant de longues soirées de fête

Arrosées de nos élixirs et les mains pleines de nos deniers

C’était à qui prendrait la parole le premier                                  

Définir le prochain défi

Relever nos paris

A savoir celui qui ferait le plus de conneries

Ce temps me manque sans badineries

Celui où le rire était la façon suprême

D’avoir le dernier mot même

Le monde renaissait chaque instant

Pour autant qu’on prenait le temps

D’y penser et d’y croire un moment

La vie déambulait sur les pavés de notre quartier

Avec pour seul obstacle qu’on refusait de faire les choses à moitié

Les rappels à l’ordre 

L’amour, la béatitude

Les bêtises et toutes nos certitudes

Arrivaient tout en désordre

Occupaient nos discussions 

 Alimentaient nos passions

Nous refaisions le monde 

Et chaque matin nos chansons reprenaient de plus belle

Pour rester incompris et les idées fécondes

Emergeaient de nos lumières sans rien de solennel

De ce que la nuit nous avait pris

Le ciel et le soleil riaient de nous

Mais nous n’avions peur d’aucun coup

La lune s’ennuyait et nous cachait ses bouderies

Les journées passaient 

Un long fleuve tranquille

Au-dessus de nos frasques nos parents jacassaient

La nuit tombait sur la ville

Et nous rentrions nos sacs pleins de rêves

Fiers et assouvis de nos palabres

Pour retrouver un moment de trêve

En attendant que le jour se cabre

Pour de nouveaux plans que rien n’achève. . .

JT



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