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Sacrée mon ignorance qui t’aime
Quand j’oublie jusqu’à mes rêves
Sacrée cette poésie d’anathèmes
De ces images sombres et brèves

J’étends mes bras pour contenir le ciel
Je scande ma colère, mes blasphèmes
La rime me semble artificielle
Ma rage est d’un ton suprême.

Je n’ai plus d’état qui me fait homme
J’oublie ce que je chante, ce que j’écris-même
Tes senteurs fluides et tes baumes
Ton regard de passion extrême

Je suis ce qui a fui mon corps éploré
Et glissé langoureusement entre tes mains
Un brin d’âme grisée, mordorée
Un souffle bleu amant de ton sein.

Je suis le souffle de tes lèvres fébriles
Celui de ma lente agonie ibidem,
Ce feu de l’air, cette eau dans l’argile
Un profond silence d’un poème.

Cela tue et m’ensevelit de te vivre
Cela me ravit les soupirs et les sème
Les regrets ? Que de folie pour te suivre
Et t’inventer dans ma bohème.



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