MA CHAMBRE

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J’ai rencontré sur la terre où je passe
plus d’un abîme où je tombai, seigneur !
Lors, d’un long cri j’appelais dans l’espace
mon Dieu, mon père, ou quelque ange sauveur.
Doux et penché sur l’abîme funeste,
un envoyé du tribunal céleste
venait toujours, fidèle à votre loi :
qu’il soit béni ! Mon Dieu, payez pour moi.
J’ai rencontré sur la terre où je pleure
des yeux mouillés de prière et d’espoir :
à leurs regards souvent j’oubliai l’heure ;
dans ces yeux-là, mon Dieu, j’ai cru vous voir.
Le ciel s’y meut comme dans vos étoiles,
c’est votre livre entr’ouvert et sans voiles,
ils m’ont appris la charité, la foi.
Qu’ai-je rendu ? Mon Dieu, payez pour moi.

J’ai rencontré sur la terre où je chante
des coeurs vibrants, juges harmonieux
muse cachée et qui de peu s’enchante,
écoutant bien pour faire chanter mieux.
Divine aumône, adorable indulgence,
trésor tombé dans ma fière indigence,
suffrage libre, ambition de roi,
vous êtes Dieu ! Mon Dieu ! Payez pour moi.
J’ai rencontré jour par jour sur la terre
des malheureux le troupeau grossissant ;
j’ai vu languir dans son coin solitaire,
comme un ramier, l’orphelin pâlissant ;
j’ai regardé ces frères de mon âme,
puis, j’ai caché mes yeux avec effroi ;
mon coeur nageait dans les pleurs et la flamme :
regardez-les, mon Dieu ! Donnez pour moi.


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