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Ma Diva!
Je ressens ta douleur
D’un temps, d’un désert
Au Royaume des humains
Aux cœurx de pierre
Et je vends au vent de l’art tes larmes
Dans ma vie à présent, des diamants

Et j’ai vu tes larmes couler
Sur tes joues, ondulées
Et je me sens brûler
De leurs flammes
Pénibles, tes tâches
Dur était, ton labeur
Besogneuse, sans relâche
Ma Comtesse, ma sublime Fatma

Ma Fatma, chérie
En silence, tu souffrais
Dans le Royaume des cœurs
Des humains, sans cœurs
Et d’un temps endurci
Par la peur, d’être banni

Subissant en silence
Tu terrais ta souffrance
Tu vaquais par noblesse
Tu gérais
Tu volais
Comme un beau papillon
Qui se brûlait les ailes
Dans nos cœurs, une chandelle
Ton élan, la lumière

Le cœur gros
De tes mains écorchées
Tu semais, sur nos corps
La noblesse, la bravoure
Tu filais, tu tissais
Tu brodais sans cesse
L’amour, dans nos cœurs
Qui réclamaient sans cesse
Tes caresses

La tristesse dans tes yeux
Je ressens tes bleus, à présent
Je découvre la raison
Et je fais de tes larmes
Que je n’ai pas pu sécher
Et tes plaies
Que je n’ai pas pu panser
Ma Fatma
Je te demande pardon
Je n’étais qu’un enfant
Impuissant !

C’est tes larmes, dans ma vie
Qui m’ont beaucoup apprises
Et la vie, je me sens meurtrie

Ma Fatma !
Dans les préaux de mon cœur
J’ai construit de tes plaies, ton musée
Ton image ma Fatma, une Jacente
Pour la vie

Je n’étais qu’une enfant
Une fois mûre, j’ai compris
Et je revois tes larmes, qui défilent
Une à une
Comme le Nil
Sur ma page ton caveau
Ma plume et les mots, commémorent
De ses rimes, de ses odes
Une prière, une berceuse, qui te bercent
Qui te tiennent compagnie

Je mélange, l’encre de mes yeux
A mon cœur, qui quémande
Ton amour, inassouvi
De mes vers, je façonne
Ton beau monde, ma Fatma
Où souriante, tu rayonnes dans mon monde

Désolée, pour ton monde
Ma Fatma, dans ma bohème tu es seule la Diva
Maissa Boutiche, Ain Bénian, Alger, Algérie



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