Partagez

À ma championne

Quand une flamme attise ses yeux,
C’est qu’elle est prête pour le coup d’feu.
Les poings serrés, un peu stressée,
Elle laisse le bruit la déserter.
Le regard noir comme un guépard,
Elle guette sa proie, dès le départ.
Digne et véloce, comme le lion.
Elle file et vole, comme le faucon.
Sur ses longues jambes poussent des ailes
Dont les plumes font des étincelles.
Dans l’élégance et la beauté,
Elle porte la grâce du bout des pieds,
Elle est légère comme la flanelle,
Ma fille, ma belle et douce gazelle.
Elle fend la piste comme la sécheresse,
Qui lézarde les plaines sèches.
Elle se sent libre comme les mots,
Posés sur l’aile d’un oiseau.
Elle est la foudre et la noblesse,
L’agilité et la vitesse.
Elle est le vent, vif et puissant,
Qui déchire les barrières du temps.
C’est une tornade qui se déchaîne,
Une flèche bâtie en bois d’ébène.
Sous la pluie ou sous le soleil,
La foule l’acclame et s’émerveille.
Quand elle franchit la ligne du ciel,
Ma fille, ma belle et douce gazelle,
Elle ne voit pas, dans son élan,
La majesté de son talent.
Elle ne sait pas que le roulis
De son corps est une poésie.
Elle ne sait pas toute la joie
Que ses pas tracent sur ma voie.
Elle n’entend pas les cris dans l’air,
Que pousse sa mère, heureuse et fière.
Elle ne sent pas les battements
Du cœur ému de sa maman.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.67 sur 9 votes