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Un ciel blanc obscurcit la couleur du mal,

Traversant les pensées comme on perce un mensonge,

A son front redressé luit une peur qui le ronge,

Rien ne semble apaiser ses croyances animales.


En un concert de guerre, où les instants se figent,

La mélodie se joue dans ses yeux empressés,

Sous la lame de sa main, sous sa mince pensée,

La vie prend le chemin d’une absurde voltige.


Et moi, volant mes jours, tel un astre égaré,

En ce bal céleste qui éclipse mon coeur,

Je n’ai pour compagnie que mon songe, doux seigneur,

Et les soirs maudits, je n’ai cesse d’y pleurer…


Doux seigneur, ne vois-tu ? La langueur me dévore…

Je m’épuise aux portes de deux mondes masqués,

La laideur de l’un peint la grâce exhumée,

Qui inonde, éternelle, les rayons de l’aurore.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 7 Avril 2018



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